A night with the Jersey Devil

Quelle plaie de parler français. De ne pas pouvoir, malgré maints efforts, comprendre toutes les subtilités de ses textes. Vouloir traduire du Springsteen en français est une gageure, mais certains ont malgré tout tenté l’expérience. Foutu argot du New Jersey…qui sonne si bien.

Quelle plaie d’être français. Et de savoir qu’ici Springsteen, c’est Born in the USA, c’est l’équivalent américain de Johnny. Au mieux on parlera de Streets of Philadelphia, au pire on évoquera un rock à papa patriotique, un bandana rouge sur la tête. Heureusement, depuis que Springsteen est le pote d’Obama, depuis l’annonce de sa venue aux Vieilles Charrues, sa détonnante prestation au Superbowl, la B.O de The Wrestler, voire son timide acte de présence sur Guitar Hero, Bruce Springsteen c’est sooo 2009. Pour les veinards qui ont Canal, ce soir n’oubliez pas de regarder Boss Time, présenté par Antoine de Caunes.

Et pour la petite histoire, tous les articles sur Springsteen vous le diront, Born in the USA est tout sauf un hymne patriotique. Lisez les paroles, écoutez la version originale. De surcroît c’est loin d’être la meilleure chanson de Springsteen amha. Mais ne vous méprenez pas, cet artiste aime profondément son pays, avec tous ses travers, ses rêves qui n’existent nulle part ailleurs, les petites joies et les misères de l’Amérique profonde. Il a tout compris. Mais nous, ici on ne peut pas tout comprendre.

bruce

Est-ce pour cette raison qu’il a refusé de jouer Born in the USA malgré les clameurs de la foule à Glastonbury le 27 juin dernier? Disons qu’il en a probablement marre. Les gens qui ne connaissent pas Springsteen s’en offusqueront, les autres exulteront, comme ce fan enchanté de la décision du boss à contre-courant:  « il a conçu quelque chose comme 350 chansons et 35 albums, donc on a l’embarras du choix« .

Certes, Born in the USA est une chanson avec une sacré énergie. Tout comme Tenth Avenue Freeze-Out, Born to run, Cover me, Adam raised a Cain, Murder incorporated…ah cette énergie.

Voilà une denrée qui n’a pas de frontières ni besoin de traduction. C’est pour ça qu’un concert du Boss ça ne se rate pas, parce qu’il a malgré l’approche de la soixantaine plus de patate qu’un car de pré-ados en partance pour une classe de mer. Vous vous souvenez du Superbowl? Ce superbe moment de lose où Springsteen effectue une glissade au sol et percute un caméraman, puis se relève mort de rire.

Ça résume bien ma vision de Brucy, il ne calcule pas trop à l’avance ce qu’il va faire (toutes les chansons de ses concerts sont choisies au jour le jour, sans compter celles que la foule choisit pour lui), c’est une pile électrique (probablement une Duracell, vu que ses concerts durent généralement entre 2 et 3h), parfois il est un peu gauche (regardez ses clips hein, il y est à l’aise comme un hamster sur le grill-sauf peut être dans le savoureux A night with the Jersey Devil), et malgré son statut de légende il reste étonnamment accessible (un exemple?).

Espérons qu’il ait gardé un peu de cette énergie pour nous jeudi prochain aux Vieilles Charrues.

Quel bonheur d’être breton.

(to be continued)


flying-boss

Ok administrativement on est pas bretons. Mais quand on habite près du Mont Saint Michel c’est tout comme non?

Autres trucs très intéressants:

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2 Responses to “A night with the Jersey Devil”

  1. Lolly dit :

    Have fun !! tu nous raconteras et fais des photos !! XD

  2. castor junior dit :

    T_T encore un de raté T_T éclates toi pour moi ma belle XD et fait nous un aussi beau compte rendu que cet article ! :luv:

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o_O ^_^ XD T_T >_< =_= ;) :p :luv: :D :/ :) :(( 8) -_- +_O

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